Et puis les feuilles tombent

Cette chanson est particulière. Elle ne contient pas une seule phrase complète, notamment le récurrent “Pourquoi ne pas…”, comme un texte à trous que vous auriez à compléter à votre guise. C'est un des premiers textes que j'ai écrits sur un ordinateur, de manière presque automatique, avec la possibilité de supprimer, de recommencer sans faire des ratures sur mon carnet (pourquoi avoir si peur des ratures ?). Le résultat est ce texte improbable dont je peux parler comme si je ne l'avais pas écrit. J'aime bien les paroles du pont : “Et puis les feuilles tombent, et puis ça bourgeonne”. C'est une façon détachée, désinvolte, de parler des années qui passent.

Il y a tout ce que j'aime dans l'arrangement de cette chanson. Guitare acoustique, orgue Hammond, contrebasse et batterie construisent ensemble un son qui est la rencontre des mes influences folk et jazz. Clin d'œil spécial à Damien Ropars à la contrebasse. Pour l'anecdote, nous n'avons pas répété cette chanson avant l'enregistrement et je devais annoncer la structure au micro tout en jouant et en chantant. J'ai réenregistré la guitare et la voix ensuite.

Paroles

Et puis les feuilles tombent

Cédric Hoizey

Pendant que nous y sommes,
Pourquoi ne pas...
Pourquoi ne pas...

Alors qu'en même temps, parmi la foule
Plus loin, bien plus loin
C'est bien la même chose
Quelle différence, ici ou là
Et puis, après tout, aujourd'hui ou demain,
Après la prochaine pluie

Pendant que nous y sommes,
Pourquoi ne pas...
Pourquoi ne pas...

En fait, quand on y pense, on y pense trop
Alors qu'à la fin, au fond...

Et puis...
Et puis les feuilles tombent
Et puis ça bourgeonne
Et puis les feuilles tombent
Et puis ça bourgeonne

Alors,
Pourquoi ne pas...
Pourquoi ne pas...

De toute façon, de toute manière,
On en revient là
On en revient là

Pendant que nous y sommes
Pourquoi ne pas...
Pourquoi ne pas...