La nuit j'écoute
Cette chanson compte beaucoup pour moi. Je l’ai écrite quand j’avais une petite vingtaine d’années (elle n’est pas d’hier, donc) mais il a fallu du temps pour que je sois satisfait de sa mise en musique. Je suis très content de ce que nous avons su mettre dans cette version. Le son acoustique doux et lancinant, l’entrelacement de la guitare, du piano et du Fender Rhodes me touchent encore à chaque fois que je réécoute la chanson. Merci notamment à Clément Prioul aux claviers pour avoir su si bien entendre ce que j’avais dans la tête et ajouter sa grande sensibilité à la chanson.
Le texte est une sorte de rêverie sans queue ni tête, un vagabondage par la pensée et je serais bien incapable d’expliquer le sens de tout ça. Et ce n’est vraiment pas important.
Paroles
La nuit j'écoute
Cédric Hoizey
La nuit j'écoute les violons
Et je joue avec les ombres
Chinoises ou espagnoles
Peu importe, elles miment le jour
Et s'en moquent gentiment
Douces comme une ballade d'Irlande
La nuit j'écoute les violons
Et je voudrais bien comprendre
Qui leur a parlé de moi
Ce que j'ai fait pour ça
Et je chante sans bouger les lèvres
Comme un ventriloque de bazar
La nuit j'écoute les violons
Et je ne ferme plus les yeux
Mes paysages absurdes se déballent
À perte de vue,
À perte d'ouïe, à perte de nom
Comme une bonne amnésie
La nuit j'écoute les violons
Et je mords mes poings
L'un m'interroge et l'autre s'exclame
Que demain il fera jour
Comme hier et comme avant
Le matin j'entends toujours les violons
Comme une ballade d'Irlande
Comme un ventriloque de bazar
Comme une bonne amnésie
Comme hier et comme avant